• Histoires de vie

    Le monde est rempli à la fois de souffrance et de victoires sur la souffrance

    Helen Keller

      

    Portrait de personnages qui ont retenus mon attention ..

  • Alessandro Jodorowski

     

    Fils d'émigrants russes exilés au Chili, Alexandro Jodorowsky commence sa carrière artistique comme marionnettiste ambulant.

    Il part pour la France à 24 ans et intègre la compagnie Marcel Marceau. Cinq ans plus tard, il abandonne la troupe pour devenir peintre en bâtiment. Il rencontre Roland Topor et Fernando Arrabal avec qui il crée un anti-mouvement artistique, ‘Panique’, visant à dépasser le surréalisme.

    Puis il repart en Amérique du Sud où il reste dix ans. Là, en plus de la pantomime, il crée le théâtre d'avant-garde de Mexico, et réalise trois films dont ‘El Topo’, qui devient le film culte de la génération psychédélique.

    Il se lance alors dans la bande dessinée. Après ‘L'Etranger’ avec Manuel Moro, il crée avec Moebius le personnage de John Difool. La série de ‘L’Incal’ impose Jodorowsky comme l'un des scénaristes les plus originaux et les plus prolifiques.

    Auteur de plusieurs romans, essais et poèmes, il est aussi mystique.

    Inventeur du concept de psychomagie, il est le spécialiste incontesté du Tarot de Marseille.

    En 2006, ses films 'El Topo et 'La Montagne sacrée' bénéficient d'une restauration et sont à nouveau distribués. La même année, après des années de silence en réalisation, il tourne 'King Shots'. En 2013, Alexandro Jodorowsky est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes pour son film 'La Danza de la realidad'.

    On peut dire que Jodorowsky se plaît à goûter à toutes les formes d'art existantes. Et le pire, c'est qu'il arrive toujours à se faire remarquer dans chacun des domaines auquel il appose sa marque.


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  • Mental : Les Invités au festins, Marie-Noelle... par Dijon-Sante

     

     

    Il y a 11 ans, Jean et Marie-Noëlle Besançon créent Les Invités au Festin, un lieu de vie alternatif pour ceux qu'on appelle encore les fous. Ils ont cherché à rendre leur dignité avec leur citoyenneté à ceux que leur maladie mentale exclus de la société.

    Ils ont pris le risque insensé de mettre en œuvre une utopie : sortir ceux que l'on appelle les fous de l'enfermement de l'hôpital sans les abandonner à la rue et à la précarité, les reconnaître comme des humains sans les réduire aux maux dont ils souffrent.
    Ainsi est née la Maison des Sources, une formidable bouffée d'espoir et d'amour, où chacun, tort de ses fragilités et s'enrichissant de l'autre, est invité au festin de la vie.

      

    Marie-Noëlle Besançon a élaboré cette structure de "psychiatrie citoyenne" ouverte sur la ville. Son objectif : briser l'isolement, qui enferme dans la maladie et la chronicise, en recréant du lien social et en faisant confiance au pouvoir soignant de la chaleur humaine.

     

    Site maison des Sources

    Cette démarche originale s'inscrit dans un paysage psychiatrique dévasté. En vingt ans, la moitié des lits d'hôpitaux, environ 50 000, ont été fermés, "pour des raisons essentiellement budgétaires", explique Elie Winter, psychiatre à Paul-Giraud de Villejuif. Ces fermetures n'ont pas été compensées en nombre suffisant par l'ouverture de structures alternatives, si bien que beaucoup de malades stabilisés se retrouvent livrés à eux-mêmes à leur sortie de l'hôpital. On estime que 1 % de la population, soit 700 000 personnes, souffrent de troubles schizophréniques en France.
     
    Cette carence en structures d'aide à la réinsertion sociale a des conséquences dévastatrices sur la vie des psychotiques : certains restent hospitalisés alors que leur état ne le justifie plus, d'autres vivent à la charge de leurs familles, souvent dépassées, les plus isolés échouant dans la rue et parfois en prison.

    Vidéo bonheur fous

     

    livre

     


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    Ce documentaire met en lumière la remarquable action de l’association « Pour un sourire d’enfant », fondée au Cambodge par Christian et Marie-France Des Pallières. 

    Aujourd’hui, ils ont 25 ans et finissent leurs études ou commencent à travailler. Tous, lorsqu’ils étaient enfants, devaient fouiller dans la décharge « à ciel ouvert » de Phnom-Penh, au Cambodge, pour survivre.


    C’est là que Christian et Marie-France, un couple de voyageurs français, les rencontrent, il y a plus de vingt ans. Ils décident alors de se battre sans limite pour sortir ces enfants de cet enfer.


    A ce jour, ils ont permis à près de 10.000 enfants d’accéder à l’éducation pour se construire un avenir.
    Ce film est l’histoire d’une aventure humaine extraordinaire…


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  • Pour Dr Eben Alexander, neurochirurgien américain, tous les récits d’expériences de mort imminente n’étaient que délires et fariboles. Jusqu’en novembre 2008 où une méningite foudroyante viendra ébranler ses convictions.

    Cette expérience, vécue et racontée par ce  spécialiste du cerveau, prend une autre envergure :

     « Je suis moi-même le fils d’un neurochirurgien et j’ai grandi dans un environnement scientifique. Je comprends les mécanismes à l’œuvre dans le cerveau quand une personne est proche de la mort et j’ai toujours pensé qu’il y avait de bonnes explications scientifiques à ces voyages paradisiaques hors du corps que décrivent ceux qui ont échappé de peu à la mort. Le cerveau est un mécanisme sophistiqué et fragile. Si vous diminuez dans des proportions infimes la quantité d’oxygène qu’il reçoit, vous provoquez une réaction. Rien de surprenant, donc, à ce que des gens victimes d’un traumatisme sévère reviennent de leur expérience avec des histoires étranges....

    Mais après sept jours passés dans le coma durant lesquels la partie humaine du cerveau, le néocortex, était inactif, j’ai expérimenté quelque chose de si profond que j’ai une raison scientifique de croire que la conscience survit après la mort. Je sais comment résonne aux oreilles des sceptiques une phrase comme la mienne. Aussi, je vais raconter mon histoire avec les mots et la logique du scientifique que je suis :

    il y a quatre ans, je me suis réveillé avec une migraine extrêmement violente. En quelques heures, mon cortex - la partie du cerveau qui contrôle la pensée et les émotions - a cessé de fonctionner. Les médecins de l’hôpital général de Lynchburg, en Virginie, où j’avais exercé, ont diagnostiqué une forme rare de méningite bactérienne qui frappe généralement les nouveaux-nés. La bactérie E.coli avait pénétré mon fluide cérébrospinal et dévorait mon cerveau. Mes chances d’en réchapper autrement que dans un état végétatif étaient faibles quand j’ai été admis aux urgences. Très vite, elles sont devenues inexistantes. Mais pendant que les neurones de mon cortex étaient réduits à l’inactivité complète par la bactérie, ma conscience libérée du cerveau parcourait une dimension plus vaste de l’univers, une dimension dont je n’avais jamais rêvé et que j’aurais été ravi d’expliquer scientifiquement avant que je ne sombre dans le coma. J’ai vécu une odyssée où je me suis retrouvé dans un endroit rempli de gros nuages roses et blancs... Bien au-dessus de ces nuages, des êtres chatoyants se déplaçaient en arc de cercle dans le ciel, laissant de longues traînées derrière eux. Des oiseaux ? Des anges ? Aucun de ces termes ne fait vraiment justice à ces êtres qui étaient différents de tous ce que j'avais pu voir sur terre. Ils étaient plus avancés. Des êtres supérieurs. »

    « A ma connaissance, personne n’a jamais effectué ce voyage avec un cortex complètement hors service et sous une surveillance médicale durant sept jours de coma. Les principaux arguments avancés pour réfuter les expériences de mort imminentes induisent qu’elles sont le résultat d’un dysfonctionnement minime, transitoire ou partiel du cortex. Or, mon EMI n’est pas survenue pendant que mon cortex dysfonctionnait mais alors qu’il était totalement inactif. Un fait avéré par la gravité et la durée de ma méningite ainsi que par les scans et les examens neurologiques que j’ai subis. Selon les connaissances médicales actuelles sur le cerveau et l’esprit, il n’y avait absolument aucune chance que je conserve ne serait-ce qu’une lueur de conscience ténue et limitée durant cette période. À plus forte raison, il était impossible que je sois emporté dans cette odyssée éclatante et parfaitement cohérente. Là où je me trouvais, voir et entendre n’étaient pas deux fonctions séparées. Tout était distinct et, dans le même temps, faisait partie d’autre chose comme les motifs entremêlés d’un tapis persan. Je sais à quel point cela peut sembler extraordinaire et incroyable. Si, par le passé, quelqu’un - et même un docteur - m’avait raconté une telle histoire, j’aurais été certain qu’il était sous l’emprise d’une illusion. Mais ce qui m’est arrivé est très loin d’être une illusion. C’est un évènement réel, aussi réel que tous les évènements de ma vie, y compris mon mariage et la naissance de mes deux enfants. »

     

    EMI : expérience de mort imminente

     

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    Jill Bolte Taylor, neurobiologiste renommée, est passée de l'autre côté du voile. Son accident vasculaire cérébral, qu'elle a suivi consciente, lui a permis une nouvelle approche de la vie qu'elle raconte dans «Voyage au-delà de mon cerveau» (Éditions J.-C. Lattès).

    le Dr Bolte Taylor réalisa qu'elle avait une nouvelle mission à mener auprès de tout individu doté d'un cerveau :

     «Si mon odyssée intérieure m'a appris une chose, c'est que la quiétude est à notre portée. Il nous suffit, pour y parvenir, de faire taire la voix de notre hémisphère gauche dominant.»

    Cette voix compte, bavarde, évalue, suppute. Elle est capable de vous souffler les pires idées : découragement, fureur, peur. Elle nous structure aussi par le langage, la raison, la connaissance.

    Comment utilise-t-on alors son hémisphère droit ? Nul manuel ne nous a jamais appris le bonheur par mobilisation latéralisée de la matière grise. Jill Bolte Taylor suggère des pistes : la méditation, la création artistique, la prière.

     

     


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