• Du meilleur au pire

     

    Sigmund Freud suggéra un jour d’exposer à la faim un certain nombre de personnes de niveaux sociaux et cultures différents. Selon lui, à mesure que leur faim augmenterait, toutes les différences individuelles s’aplaniraient pour faire place à l’expression uniforme de ce seul besoin.

    Il est heureux que Sigmund Freud n’ait jamais été interné dans un camp de concentration. Quant à ses patients, ils s’étendaient sur de somptueux divans style victorien et non dans la crasse d’Auschwitz.

     Dans les camps les « différences individuelles » ne s’aplanissaient pas du tout, mais au contraire s’accentuaient ; les gens se montraient tels qu’ils étaient des salauds ou des saints.

    On peut se demander s’il est vraiment nécessaire de parler « des » saints. Ne suffirait-il pas de mentionner des personnes convenables ?

    Il est vrai que les saints forment une minorité et qu’ils le resteront. Pourtant c’est là que je vois le vrai défi de se joindre à la minorité. Car cela va mal dans le monde, mais cela ira encore plus mal à moins que chacun de nous fasse de son mieux. Donc, soyons vigilants, et ce, de deux façons :

    Depuis Auschwitz, nous savons ce dont l’homme est capable. Et depuis Hiroshima, nous connaissons l’enjeu.

     

     Victor Frankl


     

     


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